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Algèbre

CALCUL ALGÉBRIQUE | ALGÈBRE ENSEMBLISTE | CALCUL DIFFÉRENTIEL ET INTÉGRAL
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CALCUL SPINORIEL

15. CALCUL SPINORIEL

Dernière mise à jour de ce chapitre: 2017-08-06 17:22:35 | {oUUID 1.686}
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Table des matières LISTE DES SUJETS TRAITÉS SUR CETTE PAGE

Comme nous le verrons en premier en physique quantique relativiste, les spineurs jouent un rôle majeur dans la théorique quantique et en conséquence dans toute la physique contemporaine (théorique quantique des champs, modèle standard, théorie des cordes,...).

Ce fut à partir de 1927 que les physiciens Pauli, puis Dirac introduisirent les spineurs pour la représentation des fonctions d'onde (cf. chapitre de Physique Quantique Relativiste). Cependant, sous leur forme mathématique, les spineurs avaient été découverts par Élie Cartan dès 1913 lors de ses recherches sur les représentations des groupes en faisant suite à la théorie générale des espaces de Clifford (introduits par le mathématicien W.K. Clifford en 1876). Il montra, comme nous le verrons, que les spineurs fournissent au fait une représentation linéaire du groupe des rotations d'un espace à un nombre quelconque de dimensions. Ainsi, les spineurs sont donc étroitement liés à la géométrie mais leur présentation est souvent faite de manière abstraite sans signification géométrique intuitive. Ainsi, nous allons nous efforcer (comme toujours sur ce site) dans ce chapitre d'introduire de la manière la plus simple et intuitive possible les théories des spineurs.

Le formalisme spinoriel n'intéresse pas seulement la physique quantique et ses travaux, entre autres, de Roger Penrose ont montré que la théorie spinorielle était une approche extrêmement féconde de la théorie de la relativité générale. Bien que le plus couramment utilisé pour le traitement de la relativité générale soit le calcul tensoriel, Penrose a montré que dans le cas spécifique de l'espace à quatre dimensions et la métrique de Lorentz, le formalisme des spineurs à deux composantes est plus approprié.

La théorie des spineurs ou "géométrie spinorielle" est extrêmement vaste mais ce site ayant plus pour objectif de s'adresser aux physiciens, nous nous limiterons aux spineurs utiles en physique quantique ainsi que leurs propriétés y relatives.

Remarque: Nous conseillons vivement au lecteur d'avoir lu au préalable le sous-chapitre sur les quaternions (cf. chapitre Nombres), le sous-chapitre sur les rotations dans l'espace (cf. chapitre Géométrie Euclidienne) et enfin, si possible pour avoir un exemple pratique physique, le chapitre de physique quantique relativiste.

SPINEUR UNITAIRE

Nous allons donner ici une première définition (ou exemple) particulière simplifiée des spineurs. Ainsi, nous allons montrer qu'il est possible à partir d'un tel outil de représenter un vecteur d'un espace equation à trois composantes à l'aide d'un spineur à deux composantes. La méthode est extrêmement simple et celui qui a déjà lu la partie du chapitre de Physique Quantique Ondulatoire traitant de l'équation de Dirac ainsi que le chapitre d'Informatique Quantique y verra une analogie assez grandiose.

Considérons pour commencer la sphère suivante d'équation (cf. chapitre de Géométrique Analytique)

equation   (15.1)

Et considérons le schéma suivant:

equation
Figure: 15.1 - Sphère unitaire

Considérons-y les coordonnées (x, y, z) d'un point P de la sphère centrée en O et de rayon unité et notons N et S les points d'intersection de l'axe Oz avec la sphère.

Le point S aura par convention pour coordonnées:

equation   (15.2)

Nous obtenons une projection dite "projection stéréographique" P' du point P en traçant la droite SP qui traverse un plan équatorial xOy complexe equation au point P' de coordonnées (x', y', z').

Les triangles semblables SP'O et SPQ (avec Q étant la projection orthogonale sur l'axe Oz du point P) nous donnent les relations suivantes en appliquant simplement le théorème de Thalès:

equation   (15.3)

Remarque: Les deux dernières relations s'obtiennent par application du théorème de Thalès (cf. chapitre de Géométrie) dans le plan équatorial complexe.

Posons maintenant:

equation   (15.4)

Il vient, compte tenu de la relation précédente que:

equation   (15.5)

en prenant le module au carré (voir l'étude des nombres complexes dans le chapitres des Nombres):

equation   (15.6)

et comme de l'équation de la sphère il découle:

equation   (15.7)

nous avons finalement:

equation   (15.8)

Mettons maintenant le nombre complexe equation sous la forme equationequation sont deux nombres complexes auxquels nous pouvons toujours imposer de vérifier la condition d'unitarité (rien ne nous l'interdit mais en physique cela nous arrange bien):

equation   (15.9)

Remarque: Les nombres complexes suivants satisfont donc la relation précédente:

equation   (15.10)

Rappelons avant de continuer que nous avons démontré lors de notre étude des nombres complexes que:

equation   (15.11)

Dès lors il vient en injectant ces deux dernières relations dans l'équation déterminée plus haut:

equation   (15.12)

d'où finalement la coordonnée verticale du point P:

equation   (15.13)

Comme nous avons:

equation   (15.14)

alors:

equation   (15.15)

tenant compte des derniers développements nous avons finalement:

equation   (15.16)

Ainsi, à tout point P situé sur la sphère de rayon unité, nous pouvons faire correspondre un couple de nombres complexes vérifiant la relation d'unitarité imposée.

Soit sous forme complète et explicite nous avons finalement:

equation   (15.17)

Cette dernière relation nous indique donc que equation est l'angle entre Oz et equation (puisque l'hypoténuse de l'angle du vecteur à une norme unitaire)  et donc par déduction equation représente l'angle entre Ox et le plan (Oz,OP):

equation
Figure: 15.2 - Représentation de la rotation

Le couple de nombres complexes de la relation antéprécédente constitue par définition un "spineur unitaire". Ainsi, comme nous l'avons vu, un spineur unitaire peut se mettre sous la forme:

equation   (15.18)

de même un spineur quelconque peut se mettre sous la forme un peu plus générale:

equation   (15.19)

Le spin ainsi mesuré l'est essentiellement à partir d'un axe orienté OZ comme nous venons de le voir avec la figure précédente.

La projection stéréographique conduit donc à représenter certains vecteurs de l'espace euclidien equation avec des éléments d'un espace vectoriel complexe de dimension deux qui est l'espace des spineurs.

Remarque: Cette représentation n'est pas unique car les arguments de nombres complexes ne sont (sous forme trigonométrique) déterminés qu'à une constante près.

Le lecteur qui aura déjà étudié un peu la physique quantique ondulatoire (voir chapitre du même nom) aura certainement remarqué l'étrange similarité non innocente de la condition et des relations:

equation   (15.20)

par rapport à la condition de normalisation de de Broglie (l'intégrale sur tout l'espace de la somme des produits des fonctions d'ondes complexes conjuguées est égaleà l'unité) et des développements déterminant l'équation de continuité en physique quantique ondulatoire.

Voyons maintenant pour les besoins ultérieurs, que nous pouvons trouver deux nouveaux vecteurs equation de l'espace euclidien equation, associés à un spineur unitaire equation déterminé sur la sphère unité. Ces vecteurs seront cherchés orthogonaux entre eux et de norme unité, chacun étant orthogonal au vecteur equation.

Notons pour simplifier les notations equation et equation.

Les composantes respectives des vecteurs equation sont bien sûr liés par le produit vectoriel:

equation   (15.21)

d'où tenant compte de l'expression des composantes equation en fonction de celles du spineur associé, ainsi que du fait equation, nous avons connaissant l'expression du produit vectoriel (cf. chapitre de Calcul Vectoriel):

equation   (15.22)

Écrivant l'orthogonalité des vecteurs entre eux nous obtenons bien évidemment six équations supplémentaires. Cependant l'orientation des vecteurs equation n'étant pas fixée, il existe une certaine indétermination sur les valeurs de leurs composantes. Choisissons des valeurs telles que:

equation   (15.23)

Prenant les quantités complexes conjuguées des relations précédentes, nous obtenons par addition les composantes de equation:

equation   (15.24)

Par soustraction, nous obtenons de même les composantes du vecteur equation:

equation   (15.25)

Nous vérifions aisément que ces valeurs redonnent bien les relations du produit vectoriel. A tout spineur unitaire equation nous pouvons donc associer trois vecteurs equation. Nous pouvons vérifier directement que les vecteurs ainsi calculés sont bien orthogonaux entre eux et de norme unité.

PROPRIÉTÉS GÉOMÉTRIQUES

Nous allons étudier les transformations des vecteurs de equation associés à un spineur afin d'en déduire les propriétés correspondantes de transformation du spineur. Certaines rotations dans l'espace pouvant toujours s'exprimer sous forme du produit de deux symétries planes (faire dans la tête l'expérience imaginaire), nous commençons par l'étude de ces dernières.

SYMÉTRIES PLANES

Considérons dans un premier temps la symétrie plane d'un vecteur:

Lors d'une symétrie par rapport à un plan P, un vecteur quelconque equation se transforme en un vecteur equation. Déterminons une matrice S qui représente cette symétrie par rapport à ce plan. Soit equation un vecteur unitaire normal au plan P et soit H le pied de la perpendiculaire abaissée d'un point M de l'espace sur le plan P.

equation
Figure: 15.3 - Symétrie par rapport à un plan

Soit M' le point symétrique de M par rapport à P, nous avons:

equation   (15.26)

Soient equation les composantes cartésiennes de equation et equation les composantes respectives des vecteurs equation, la relation précédente nous donne les relations linéaires:

equation   (15.27)

La matrice S qui fait passer du vecteur equation au vecteur equation a donc pour expression:

equation   (15.28)

Gardons en mémoire ce résultat et considérons à présent deux vecteurs equation, orthogonaux entre eux et unitaires, définissant comme nous l'avons vu un spineur unitaire equation. Une symétrie par rapport à un plan P transforme les vecteurs equation en vecteurs equation auxquels sont associés le spineur equation. Nous allons maintenant montrer que la transformation suivante du spineur equation en spineur equation est:

equation   (15.29)

et transforme précisément les vecteurs equation en vecteurs equation, ces vecteurs se déduisant respectivement - comme nous allons le montrer - les uns des autres par une simple symétrie plane et que la matrice equation représente bien la transformation cherchée.

La relation précédente nous donne donc:

equation   (15.30)

En tout nous avons:

equation   (15.31)

Nous en déduisons:

equation   (15.32)

Par suite du fait que equation, nous obtenons:

equation   (15.33)

Nous retombons donc bien sur la matrice de symétrie:

equation   (15.34)

Ainsi, la matrice que nous retrouverons dans le chapitre de Physique Quantique Relativiste:

equation   (15.35)

equation engendre donc la transformation d'un spineur equationen un spineur equation telle que les vecteurs associées equation se déduisent respectivement de equation par une symétrie plane.

ROTATIONS

Comme nous l'avons vu dans le chapitre de géométrie euclidienne, il est possible faire une rotation d'un vecteur dans le plan ou dans l'espace à l'aide de matrices. De même, par extension, il est évident que la multiplication de deux rotations est une rotation (c'est de l'algèbre linéaire élémentaire - du moins nous le considérons tel quel).

Considérons dès lors, deux plans P, Q dont l'intersection engendre une droite (ligne) L et notons equationet equation des vecteurs unitaires portés par les normales respectives à ces deux plans sécantes en L:

equation
Figure: 15.4 - Intersection imagée de deux plans

Notons equation l'angle des vecteurs equation entre eux (la raison de cette notation provient de notre étude des quaternions (cf. chapitre Nombres). Soit equation le vecteur unitaire porté par la droite L résultant de l'intersection des plans P, Q et tel que:

equation   (15.36)

Explications: equation sont unitaires mais pas nécessairement perpendiculaires et nous devons quand même nous assurer que equation soit un vecteur unitaire (sa norme soit égale à l'unité donc). Dès lors, la relation ci-dessus nous assure que:

equation   (15.37)

Le produit vectoriel précédent nous donne pour les composantes de equation:

equation   (15.38)

D'autre part, le produit scalaire s'écrit:

equation   (15.39)

Remarque: Nous allons nous servir des ces deux plans comme plans de symétrie pour nos rotations

Comme nous l'avons fait remarquer précédemment, une rotation dans equation peut toujours se faire avec au plus deux symétries planes. Ainsi, une rotation peut se noter par l'application (multiplication) de deux matrices de symétrie selon les résultats obtenus plus haut:

equation   (15.40)

Développant le produit de ces deux matrices et tenant compte de relations découlant du produit vectoriel et scalaire nous obtenons:

equation    (15.41)

Ainsi, nous pouvons écrire la transformation d'un spineur equation et un spineur equation à l'aide d'une matrice de la forme:

equation   (15.42)

dont les paramètres sont appelés "paramètres de Cayley-Klein".

La matrice equation peut être écrite sous une autre forme si nous faisons un développement limité pour des rotations infiniment petites equation (eh voilà la physique qui revient....). Ainsi, les développements de Maclaurin (cf. chapitre Suites Et Séries) nous donnent:

equation   (15.43)

En utilisant seuls les termes du premier ordre, la matrice de rotations s'écrit finalement:

equation   (15.44)

Cette matrice constitue le développement limité de la matrice de rotations au voisinage de la matrice identité, cette dernière correspondant évidemment à la rotation nulle. Nous notons cette dernière également sous la forme:

equation   (15.45)

où la matrice equation est la matrice unité d'ordre deux et equation s'appelle la "matrice infinitésimale de rotation". Maintenant, si nous posons equation dans equation nous obtenons:

equation   (15.46)

Comment interpréter ce résultat ? Eh bien c'est assez simple, choisir equation, nous donne un vecteur equation colinéaire à l'axe Ox de equation. Dès lors, nous pouvons très bien nous imaginer les plans générant l'axe Ox qui porte equation. Comme equation (in extenso equation) est généré par les vecteurs equation perpendiculaires à equation et donc à Ox, alors l'angle equation (ou sa variation) représente une variation de la direction des plans normaux à equation qui par symétrie servent à construire la rotation (rappelons que equation ne sont pas nécessairement orthogonaux entre eux). Donc par extension, avoir equation ne permet plus que de faire des rotations (symétries) autour de Ox.

De même, une rotation autour de l'axe Oy correspond à equation, ce qui donne:

equation   (15.47)

et de même avec equation nous avons enfin:

equation   (15.48)

Les trois matrices:

equation

equation

equation
  (15.49)

sont donc les matrices de rotation dans l'espace des "spineurs à deux composantes". Les physiciens et mathématiciens disent que ces matrices constituent une représentation irréductible de dimension deux du groupe "SU(2)" ou encore appelé "groupe spécial des rotations spatiales SU(2)" (cf. chapitre d'Algèbre Ensembliste).

Les matrices infinitésimales précédentes font donc apparaître de manière habile les matrices suivantes:

equation   (15.50)

Ces matrices sont appelées "matrices de Pauli" et nous les retrouverons dans le chapitre de Physique Quantique Ondulatoire et dans le cadre de l'étude de l'équation de Dirac et de la détermination de ses solutions explicites (utilisant les spineurs) dans le chapitre de Physique Quantique Relativiste.

En utilisant ces matrices de Pauli, la matrice de rotations infinitésimales peut finalement s'écrire:

equation   (15.51)

Définissons un vecteur equation , appelé "vecteur de Pauli", ayant pour composantes les matrices de Pauli:

equation   (15.52)

L'expression equation peut alors s'écrire sous forme d'une sorte de produit scalaire qui représente une somme de matrices (la flèche au-dessus du sigma est parfois omise si aucune confusion n'est possible):

equation   (15.53)

Le développement limité s'écrit alors:

equation   (15.54)

La matrice de rotations:

equation   (15.55)

peut à l'aide des matrices de Pauli s'écrire sous la forme remarquable:

equation   (15.56)

forme que nous utiliserons dans le chapitre d'Informatique Quantique pour exprimer les matrices R de manière explicite ainsi que dans le chapitre d'Algèbre Ensembliste.

Ce qui s'écrit parfois:

equation   (15.57)

Ce qui peut s'écrire aussi:

equation   (15.58)

qui a donc la forme d'un quaternion de rotation d'angle equation et d'axe equation. D'où la raison d'avoir depuis le début choisi la notation de equation.

Il est clair, pour que l'analogie avec les quaternions soit plus forte, que les matrices equationde Pauli forment un ensemble de quatre matrices linéairement indépendantes ! Tel que la base canonique pour les quaternions !

Si nous notons equationalors le "produit spinoriel" est défini finalement par:

equation   (15.59)

Cette matrice constitue comme nous en avons déjà fait mention, au développement limité de la matrice de rotation au voisinage de la matrice identité, les composantes de equation étant associées à un spineur dont la rotation se fait par la double symétrie définie par deux plans dont l'intersection est définie par le vecteur equation.

Nous pouvons par ailleurs remarquer la conséquence intéressante qu'une rotation de 360° ne restore pas l'objet dans sa position initiale.

Effectivement:

equation   (15.60)

Il faut donc une rotation de 720° pour faire un tour complet! Cela correspond au spin de ½. Il faut faire deux tours pour retrouver que l'objet réapparaisse de manière équivalente. Nous disons alors que la représentation des rotations est "bivaluée".

PROPRIÉTÉS DES MATRICES DE PAULI

Le lecteur vérifiera aisément (si ce n'est pas le cas il pourra toujours nous contacter pour que nous en rédigions les détails) les propriétés suivantes des matrices de Pauli dont certaines seront utilisées dans le chapitre de physique quantique relativiste:

P1. Unitarité:

equation   (15.61)

P2. Anticommutativité:

equation   (15.62)

pour equation et equation

Les deux dernières propriétés nous donnent:

equation   (15.63)

avec equation

P3. Cyclicité:

equation   (15.64)

P4. Commutation:

equation   (15.65)

P5. Produit vectoriel:

Soit le carré des composantes de equation en notant abusivement par "1" la matrice unitaire (nous changeons les indices afin de vous habituer aux autres notations courantes):

equation   (15.66)

Ce qui conduit à écrire que (norme du vecteur de Pauli au carré):

equation   (15.67)

Considérons maintenant les produits suivants:

equation   (15.68)

Toutes ces relations peuvent se résumer sous la forme:

equation   (15.69)

où pour rappel (cf. chapitre de Calcul Tensoriel) le symbole de Kronecker est défini par:

equation   (15.70)

et le tenseur d'antisymétrie par:

equation

Nous avons aussi:

equation   (15.71)

Nous retrouvons donc ici les composantes du produit vectoriel:

equation   (15.72)

Maintenant voyons une identité spinorielle qui nous sera utile dans le chapitre de Physique Quantique Relativiste:

equation   (15.73)

Or nous avons aussi:

equation   (15.74)

Donc finalement:

equation   (15.75)

P6. Nous noterons que ces matrices sont aussi hermitiennes (rappelons qu'une matrice hermitienne est une matrice transposée suivie de sa conjuguée complexe selon ce que nous avons vu dans le chapitre d'Algèbre Linéaire) tel que:

equation   (15.76)

Il s'agit donc dans le langage de la physique quantique, d'opérateurs hermitiques!

Voyons maintenant quels sont les vecteurs et valeurs propres des matrices de Pauli car ce résultat est très utile en physique quantique ainsi qu'en informatique quantique!

Rappelons que lorsqu'une transformation (application d'une matrice) agit sur un vecteur, elle modifie la direction de ce vecteur excepté pour certaines matrices particulières qui ont des valeurs propres. Dans ce cas, la direction est conservée mais pas leur longueur. Cette propriété est exploitée en mécanique quantique.

Déterminons dans un premier temps, les vecteurs et valeurs propres (cf. chapitre d'Algèbre Linéaire) associées à equation en utilisant la méthode la plus courante:

L'équation aux valeurs propres (cf. chapitre d'Algèbre Linéaire) s'écrit donc:

equation   (15.77)

Ce qui nous donne comme équation caractéristique:

equation   (15.78)

d'où les valeurs propres equation. Ce qui nous permet de déterminer les vecteurs propres comme suit:

equation   (15.79)

Donc pour equation:

equation   (15.80)

Ce qui impose que equation. Le vecteur propre est donc:

equation   (15.81)

quelle que soit la valeur de x.

Conclusion: La direction propre du vecteur est conservée mais pas sa longueur car elle dépend de la valeur de x.

Pour equation:

equation   (15.82) 

Ce qui impose que equation et donc que le vecteur propre est:

equation   (15.83)

Les vecteurs propres précédents écrits avec le formalisme de Dirac (cf. chapitre de Physique Quantique Ondulatoire) donnent pour equation:

equation   (15.84)

avec une norme de (1 puisque nous normalisons à l'unité):

equation   (15.85)   

Remarque: Dans le formalisme de Dirac, equation est le Bra et equation est le Ket.

Ceci n'étant valable que pour des composantes qui sont des nombres réels. Le vecteur propre normé a donc pour expression:

equation   (15.86)

et pour equation:

equation   (15.87)  

et:

equation   (15.88)

et le vecteur propre normé a donc pour expression:

equation   (15.89)

Déterminons maintenant, les vecteurs et valeurs propres associées à equation en procédant de même:

Nous avons donc pour les valeurs propres:

equation   (15.90)

Les vecteurs propres se déterminant comme suit:

equation   (15.91)

et donc pourequation:

equation   (15.92)

Le vecteur propre est dès lors:

equation   (15.93)

La norme associée:

equation   (15.94)

Le vecteur propre normé a donc pour expression:

equation   (15.95)

Pour equation:

equation   (15.96)  

Le vecteur propre est dès lors:

equation   (15.97)

la norme associée:

equation   (15.98)

Le vecteur normé a donc pour expression:

equation   (15.99)

Déterminons maintenant, les vecteurs et valeurs propres associées à equation en procédant de même.

Nous avons alors:

equation   (15.100)

Les vecteurs propres sont alors pour equation:

equation   (15.101)

ce qui nous pose légèrement problème pour dire quoi que ce soit... la seule possibilité est de choisir equation et ainsi:

equation   (15.102)

et la norme associée:

equation   (15.103)  

Le vecteur propre normé a alors pour expression:

equation   (15.104)

et pour equation nous aurons le même choix à faire en posant cette fois-ci equation donc:

equation   (15.105)

d'où la norme associée:

equation   (15.106)

Le vecteur propre normé a donc finalement pour expression:

equation   (15.107)

Donc les vecteurs propres normés de equation se trouvent sur les directions des axes de coordonnées cartésiennes. C'est pour cette raison particulière que les vecteurs propres de equation sont notés en informatique quantique:

equation   (15.108)

et il faut savoir que l'on note alors aussi:

equation   (15.109)

En Savoir Plus

- Les spineurs en physique, J. Hladik, Éditions Masson, ISBN10: 2225853134 (190 pages) - Imprimé en 1996


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CALCUL TENSORIELANALYSE FONCTIONNELLE


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