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DYNAMIQUE DES POPULATIONS | THÉORIE
DES JEUX ET DE LA DÉCISION | ÉCONOMIE
TECHNIQUES DE GESTION | MUSIQUE MATHÉMATIQUE
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mise-à-jour de ce chapitre:
11.08.2010 9:06
Version: 2.1 Revision 1 | Rédacteur: Vincent Isoz | Avancement:
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LISTE DES SUJETS TRAITÉS SUR CETTE PAGE
L'économétrie, que nous assimilons sur ce
site au domaine englobant la "théorie
des biens", la "mathématique
financière" et "l'analyse
financière", a pour objectif de tenter de régler,
de modéliser et de déterminer les origines, la dynamique et
les optimums des prix de biens d'échanges ou valeurs "d'agents
économiques" (acteurs du marché) en compétition
rationnelle selon des modèles théoriques statistiques
sur les marchés.
La profession étant majoritairement occupée par
des anglo-saxons, nous indiquerons quand cela sera nécessaire
les termes anglophones d'usage dans le domaine.
CONCEPTS
Un agent (économique) pour vivre va avoir
besoin de deux types de besoins qui peuvent exiger pour leur obtention
un ou des échanges :
1. L'ensemble des "besoins
primaires" (finis et dénombrables) ou physiologiques
2. L'ensemble des "besoins
secondaires" (qui ne sont pas vitaux et non nécessairement
finis et dénombrables)
et qui sont subjectivement propres à tout individu (et pas que
humain non plus!)
Remarque: Les besoins secondaires sont très difficiles à
définir et à mesurer mais si nous raisonnons en des termes
ensemblistes, nous pouvons simplement dire que est "besoin
secondaire" tout ce qui est exclut à l'ensemble des besoins
primaires  .
Définitions:
D1. Nous disons qu'un besoin
est un "besoin économique" quand
il concerne un "bien
rare" dont l'obtention exige un ou plusieurs échanges.
Ils s'opposent aux "biens
libres" qui
sont des biens disponibles à
tous en abondance, aucun travail (typiquement...) n'étant
supposé nécessaire
pour en bénéficier.
La quantité importante
de biens nous oblige à les classifier de la manière
suivante :
C1. "Biens
matériels"
qui ont une réalité physique, palpable et qui
peuvent être stockés.
C2. "Biens
intermédiaires"
ou "services" dont
la production et la consommation sont simultanés.
C3. "Biens virtuels" qui
n'ont qu'un existence mathématique et et souvent limitée
dans la temps.
D2. Un "marché"
est un système constitué par la rencontre entre une
offre et une demande qui porte sur un bien donné.
In extenso nous sommes amenés
à énoncer les postulats suivants :
P1. Le marché est assimilé
à un système isolé et isotrope
P2. Tout agent actif est en compétition
Définitions:
D1. La "micro-économie" est
la branche de l'économie
qui analyse le comportement économique au niveau d'entités
individuelles telles qu'un consommateur ou une entreprise. Les
consommateurs sont considérés comme des offreurs
de travail et demandeurs de produits finis. Les firmes sont, quant à elles,
des demandeuses de travail et des offreuses de produits.
D2. La "macro-économie"
est l'approche théorique
qui étudie
l'économie à travers les relations existant entre
les grands agrégats économiques, le revenu, l'investissement,
la consommation, le taux de chômage, l'inflation etc.
MICRO-ÉCONOMIE
Définition: La "valeur
d'échange"
d'un produit précise pour chaque bien la
quantité
des autres biens qui lui est équivalent. Usuellement, nous
considérons que le "prix" (ou "monnaie") P est
la forme monétaire de la valeur d'échange (nous
reviendrons sur le concept de la monnaie plus tard).
Remarque : Le "prix" est
le paramètre auquel s'intéresse l'économétrie.
Tout bien matériel ou ressource humaine ainsi qu'une
monnaie donnée a un prix dont il faut déterminer
la valeur (relative) soit de manière empirique soit avec des modèles
mathématiques statistiques complexes.
Il existe différents
types de prix dont voici un échantillon dans l'ordre d'un
processus économique classique (les
définitions
sont propre à ce site!) :
D1. Le "prix de fabrication"
est
déterminé par les charges directes (mais pas
forcément constantes...!)
de fabrication (salaires, matières premières, machines,
licences, brevets,...)
:
(1)
D2. Le "prix d'usine"
est
la somme du prix de fabrication augmenté des charges
indirectes (taxes,
impôts, frais administratifs, frais de stockage,
publicitaires, etc.). Afin de pouvoir modéliser un tant
soit peu ce prix de manière théorique nous allons
devons supposer le marché est à "flux tendu" ou à l'équilibre
si vous préférez (nous verrons plus loin qu'il s'agit
implicitement de la loi de Say). En d'autres termes, les biens
sont
fabriqués directement en fonction de la demande et sans
stockage et sans intervalle de temps entre la mise sur le marché et
la vente (c'est une approximation grossière mais nous y
sommes contraints). Dès lors :
(2)
D3. "Prix de vente net"
(ou
vue de l'acheteur : le "prix d'achat net" )
qui est le prix d'usine augmenté de la "marge
sécuritaire"
ou "bénéfice brut" de
l'usine tel que :
(3)
Remarque: Ce bénéfice brut sera investi dans de multiples
domaines par le fabricant (recherche et développement,
redistribution aux investisseurs, etc.) et le solde doit permettre
se protéger
contre les différentes fluctuations directes du marché
c'est-à-dire : les salaires, les taxes, les prix des matières
premières.
Nous pouvons alors envisager
deux cas de figures:
1. Le bénéfice
brut est plus grand que la somme des charges générales
et charges non prévues (il y aura donc un bénéfice
net)
2. Le bénéfice
brut est plus petit que les charges générales (il
y aura donc un déficit ou perte nette)
De ce qui a été
défini précédemment il découle trivialement
que :
D4. Le "bénéfice net"
est
donné par la partie de la marge sécuritaire qui
était prévue pour une période et qui finalement
n'a pas été utilisée par les charges imprévues
durant
cette période telle que :
(4)
Remarque: Si les ventes sont supérieures aux prévisions
et que des quotes-parts de charges générales et
imprévues
ont été comptés aux clients, nous parlons
alors pour ce supplément imprévu de "boni
de suractivité" ce qui augmente bien évidemment
le bénéfice net prévu. Dans le cas contraire,
nous parlons de "coût d'inactivité
partielle" ce qui diminue bien évidemmentle bénéfice
net espéré.
D5. "Prix d'appel"
qui est le prix d'usine multiplié par un facteur
sentimental et artistique (mode, ragots, raisons subjectives),
etc. Ce facteur peut être quantifié statistiquement à
partir de l'unicité du bien, de la durée d'existence
de celui-ci, du nombre d'acheteurs potentiels et ceci tant que
personne
n'intervient de manière à en modifier l'original
après
sa fabrication. Nous avons dès lors :
(5)
D6. "Prix de vente brut"
ou
vu de l'acheteur le "prix d'achat brut" qui
est le prix d'appel augmenté de la marge bénéficiaire
du vendeur (intermédiaire entre l'usine et l'acheteur)
plus les frais généraux de vente .
La marge du vendeur peut-être incluse dans un premier
dans les charges directes mais les frais généraux
ne sont pas déterministes mis à part dans un
marché
à flux tendu où il n'y en a pas et comme nous en
avons fait l'hypothèse, nous avons :
(6)
Remarque: Le prix d'achat brut est aussi parfois appelé
"prix de catalogue".
D7. "Prix de revient"
qui
est le prix de vente brut (ou d'achat selon le point de vue) diminué des
différents déductions D possibles (étant une valeur négative) faites par
le vendeur tel que :
(7)
Les agents du
marché d'échange de biens admettent parfois une réduction
du prix de catologue. Les réductions existent que sous
deux formes connues:
1. La "remise" qui est une
bonification de prix accordée soit à un agent demandeur
qui achète par fortes quantités un bien soit à
un détaillant auquel est facturé un article de marque
au prix de vente imposé par le fabricant (facteur stratégique
commercial)
2. "L'escompte" ou "ristourne"
qui est une déduction consentie à l'agent demandeur
pour paiement au comptant ou pour règlement anticipé
ou encore pour paiement à une époque convenue (nous
y reviendrons formellement lors de notre étude de l'intérêt
simple en calcul actuariel plus loin).
Dans le cas le plus général
qui soit nous parlerons à un temps t donné de "prix
d'exercice"
(ou "prix
facturé") auquel le bien peut-être acheté
ou vendu tel que :
(8)
Remarque: L'ensemble des termes de ces expressions prennent généralement
leurs valeurs dans  ...
Les facteurs à prendre
en compte lors de l'élaboration d'une politique de prix sont
synthétisés de manière non exhaustive dans
le diagramme suivant :

(9)
D2. La "propension à
consommer"
est la part du revenu R d'un agent qui est
consacré à la consommation C (primaire et secondaire) :
(10)
D3. La différence
entre la dépense de consommation et le revenu est définie
comme étant une "épargne" alors que les
cotisations et prestations sur les revenus représentent des
"transferts sociaux" :
(11)
D4. "L'élasticité-revenu"
est égale au rapport de la variation de la consommation sur
la variation du revenu :
(12)
La notions d'élasticité-revenu
permet de classer les biens de la manière suivante :
1. "Biens inférieurs"
: qui sont les biens de consommation dont l'élasticité
par rapport au revenu est inférieur à 1 et donc dont
la consommation diminue avec l'augmentation du revenu tel que
(le pain, la farine,...)
2. "Biens supérieurs"
: qui sont les biens de consommation de luxe dont l'élasticité
par rapport au revenu est supérieur et dont la consommation
augmente avec une augmentation du revenu tel que
(la santé, loisirs,...)
3. "Biens normaux" : qui sont
les biens neutres et dont le coefficient d'élasticité
par rapport au revenu est un peu différent de 1 tel que .
D5. "L'élasticité-prix"
est égale au rapport de la variation de la quantité
de demande d'un bien sur la variation de son prix et est donnée
par :
(13)
Remarque: Une demande est dite "sensible
au prix" lorsque le pourcentage de variation de la quantité
demandée est supérieure au pourcentage de variation
de prix. Dans le cas contraire, nous parlons de demande "rigide
au prix".
D6. Un "investissement" I est l'opération réalisée par un agent économique
dont l'objectif est d'obtenir des biens de production en échange.
D7. La "transaction"
T est l'échange d'une quantité de biens à un
prix déterminée entre un "vendeur" et
un
"acheteur". Elle se conclue sur le marché dont
la forme est déterminée par le nombre d'agents qui
y interviennent ce qui détermine la "concurrence".
Le tableau présente
les différentes formes du marché :
| Demandeurs |
Offreurs |
multitude |
quelques-uns |
un
seul |
| multitude |
concurrence
parfaite |
oligopole |
monopole |
| quelques-uns |
oligopsone |
oligopole
bilatéral |
monopole
contrarié |
| un seul |
monopsone |
monopsone
contrarié |
monopole
bilatéral |
Tableau: 1
- Différentes formes du marché de la concurrence
Une autre typologie des marchés
peut être effecuté grâce à deux notions
: la notion "concurrentielle" et la notion "d'état
de la demande" qui se traduit la manière suivante :
| Demande |
Pression
concurentielle |
Elevée |
Faible |
| Stable |
marché
fermé |
marché
rigide |
| Instable |
marché
compétitif |
marché
ouvert |
Tableau: 2
- Typologie des marchés
La concurrence est qualifiée
de "concurrence pure" (CPP : concurrence pure et parfaite)
si elle répond aux cinq hypothèses suivantes :
H1. Atomicité : Acheteurs
et vendeurs sont nombreux au point que nul ne peut à lui
seul influence les prix
H2. Homogénéité
(postulat d'homogénéité) : Les produits échangés sont
identiques et substituables les uns aux autres. Ils permettent de
satisfaires un même besoin.
H3. Libre entrée :
Il n'existe aucune entrave à l'entrée et à
la sortie de nouveaux agents.
H4. Libre déplacement
: Les agents économiqus peuvent se dépalcer librement
H5. Information parfaite
: Tout le monde connaît en même temps et gratuitement
toutes les quantités offertes et demandées par tous
les agents aux prix différents.
D8. les "soldes
intermédiaires de gestion" (S.I.G.) sont des parties
du résultat global d'une période d'activité de marché qui
sont significatives pour l'analyste financier. Il en existe de multiples
dont les défintions découlent d'opérations algébriques élémentaires
sur le concepts définis précédemment :
- La "marge commerciale"
qui est la différence entre les ventes de marchandises et
le coût d'achat des marchandises vendues (la marge commerciale
est spécifique aux activité de négoce, c'est-à-dire
aux entreprises ayant une activité de distribution).
- La "production de l'exercice"
qui est la somme des productions vendues, stockées et immobilisées
(la production de l'exercice est spécifique aux activité
de production, c'est-à-dire aux entreprises ayant une activité
industrielle).
- La "marge brute" qui est
la différence entre la production de l'exercice et les achats
consommés de matières premières
- Le "chiffre d'affaires"
qui est la somme des ventes de marchandises et des ventes de biens
et de services.
- La "valeur ajoutée" (V.A.) qui est définie
comme la différence entre
la production de l'exercice et la consommation intermédiaire
par les agents (le gestionnaire la considère comme la richesse
crée résultant de l'activité réelle
de l'entreprise et la V.A. est comme nous l'avons vu d'importance
nationale aussi car elle constitue un agrégat).
- "L'excédent brut
d'exploitation", ou E.B.E., est le résultat de l'activité
courant de l'entreprise et est défini comme étant
:
(14)
- Le "résultat d'exploitation" (R.E.) est l'enrichissement
(ou l'appauvrissement) net généré
par l'exploitation. Il prend en compte l'ensemble des produits
et charges d'exploitation, notamment des amortissements, provisions,
reprises et transferts de charges :
(15)
COÛT MOYEN ET MARGINAL
Supposons qu'un cuisinier du dimanche (et économiste) invite
ses amis à sa table et se propose de leur faire une salade de tomates.
Il évalue le travail qu'il aura à faire et il chiffre ce travail
en valeur monétaire. Pour le besoin de l'exercice nous considérerons
qu'une minute passée correspond à une dépense de 1.-
Donc les données sont:
- Acheter des tomates à 1.- l'unité
- Préparer la salade 15 minutes donc 15.-
Si chacun de ces amis est rassasié avec une seule tomate, préparer
son dîner pour 5 amis (lui ne mangeant pas) lui coûtera au total:
5.- + 15.- = 20.-
(16)
Le coût moyen pour chaque invité est de 20.- divisé par 5 soit
4.-. Ce qui correspond à:
(17)
S'il en invite un sixième, le coût total sera de 21.-. En effet
le temps de préparation restera nous supposerons... constant. Dans
ce cas, le coût marginal du sixième invité est de:
21-20.-=1.-
(18)
alors que le coût moyen pour l'ensemble des invités est alors
de:
21.-/6=3.75.-
(19)
Nous remarquons donc dans cette situation que le coût moyen baisse
tant que la variation du coût marginal est inférieure au coût moyen.
Soit autrement dit: le coût moyen augmentera dès que le coût marginal
sera supérieur au coût moyen initial.
Cet exemple permet d'illustrer les rendements d'échelle et montre
que nous avons souvent intérêt à augmenter la production pour réduire
le coût moyen de production.
Il ne s'agit cependant pas d'une règle générale! En effet, si
le saladier de notre économiste ne peut contenir que 6 tomates,
le 7ème invité va l'obliger à préparer un deuxième saladier.
Dans ce cas, la variation du marginal sera supérieure à au coût
moyen préalable
Définition: Mathématiquement, le coût marginal est défini par
la dérivée du coût total ,
par rapport à la quantité produite q:
(20)
ou si la quantité est dérivable:
(21)
Le coût marginal correspond ainsi au coût de la production d'une
unité supplémentaire. En pratique, on s'intéresse plutôt au coût
d'une série supplémentaire.
Remarque: Si le coût
marginal augmente, on dit que les rendements sont décroissants.
A l'opposée, ceux-ci sont croissants si le coût marginal
est décroissant. En effet, dans l'industrie notamment, on
lance plutôt une série supplémentaire qu'une unité supplémentaire.
Démontrons maintenant que si le coût moyen a un extrémum, le
coût marginal lui est égal à ce point. En d'autres termes, le coût
marginal augmentera le coût moyen dès qu'il lui sera égal:
Nous savons que si une fonction continue et dérivable f(x)
a un minimum (ou un maximum), sa dérivée en ce point s'annule.
Appliquons cela au coût moyen ,
en gardant à l'esprit que la dérivée que nous avons (cf.
chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral) est du type:
(22)
Donc il vient:
(23)
or la fonction au numérateur et dénominateur dépendent de q.
Ce qui donne:
(24)
Ce qui donne:
(25)
Soit:
(26)
Ce qui est l'égalité entre coût marginal et coût moyen MACRO-ÉCONOMIE
Définition: Les "agrégats"
sont des grandeurs synthétiques élaborées
par les nations pour leur comptabilité nationale et qui
mesurent le résultat de l'ensemble de leur économie.
Les principaux agrégats sont définis par :
D1. Le "produit intérieur
brut" (P.I.B.) qui a pour rôle de mesurer la production
nationale (considérée comme isolée), c'est-à-dire
de l'ensemble des valeurs des biens et services produits au cours
d'une période donnée (le terme "Brut" indique
que la valeur du P.I.B n'est pas déduite des différentes
taxes existantes sur les productions).
D2. Le "revenu national" (R.N.) qui a pour
rôle de mesurer l'ensemble des revenus
perçus par les agents économiques
D3. La "consommation"
(C) qui a pour rôle de représenter la valeur des biens
et services utilisés pour la satisfaction directe des besoins.
D4. La "formation brute
de capital fixe" (F.B.C.F.) qui a pour rôle de représenter
les investissement
D5. La "valeur ajoutée" (V.A.J.)
d'une entreprise qui a pour rôle de représenter
la différence entre la valeur des biens et services produits
par celle-ci avec la valeur des biens et services utilisées
pour produire d'autres bien et services.
D6. Le "produit national brut"
(P.N.B.) qui a pour rôle de mesurer la production nationale
(comme le P.I.B.) et prendre en compte les revenus du reste du
monde.
En d'autres termes, le P.N.B est le P.I.B auquel on somme les capitaux
en provenance de l'extérieur et auquel on soustrait les
capitaux versés vers l'extérieurs.
Remarque: Intutile de parler du concept d'inflation qui ne veut
rien dire et dont nous ne retrouvons de définition mathématique
rigoureuse nulle part! A ce jour ce terme et le chiffre qui
est
associé ne veut rien dire.
MODÈLE
MONÉTAIRE
C'est
le premier des cinq modèles cités plus haut. Il nécessitera
nécessairement (et cela est prévu!) une révision
mais pour l'instant l'objectif de ce site est de présenter
des modèles déjà connus et appliqués.
Pour construire
ce modèle nus ferons l'hypothèse que l'utilité
monnaie peut-être définieà priori par 3 paramètres:
1. Unité
de compte
2. Moyen
de paiement (intermédiaire d'échange)
3. Réserve
de valeur
Cette
démarche de description est cependant insuffisante pour l'analyse
mathématique : il faut un système explicatif complet, car, ici,
nous faisons que constater, sans rien de plus. Il faut donc établir
le lien entre la monnaie et la théorie de la valeur.
Mise à
part la représentation valeur que représente la monnaie, celle-ci
dérive son utilité des biens qu'elle permet d'obtenir dans l'échange.
C'est ce que nous nommons "l'utilité dérivée".
Notons
l'offre de monnaie disponible d'un marché .
Elle dépend donc de la quantité totale existante de monnaie moins
les "encaisses" e conservées
par les agents économiques (qui ont échangé de la monnaie contre
de biens). Nous pouvons alors écrire la relation suivante nommée
"offre de monnaie selon Walras" :
(27)
Cette
encaisse est aussi celle des ménages d'une certaine manière et est
une demande réelle de biens, qui peut s'exprimer nécessairement
sous forme monétaire.
Des agents
de vente, à la vente de biens, désirent a fortiori une certaine
somme de monnaie encaissée contre la vente de ce bien notée et
appelée "encaisse de monnaie désirée".
Nous l'exprimons
en "numéraire" et pour ce, nous introduisons alors un
prix de la monnaie en numéraire. L'encaisse désirée s'écrit alors
par rapport à la totalité des encaisses du marché (Le numéraire
sert à exprimer les prix relatifs pour l'équilibre général. Il y
a une encaisse désirée de la part des agents pour la réalisation
de l'équilibre général. C'est en fait des biens réels sous forme
monétaire.) :
(28)
où est
le "prix de la monnaie en numéraire" (facteur
variable en cours du temps et qui amène dans un marché qui
n'est pas à flux tendu à faire de la spéculation).
Dans un marché à flux tendu,
sera toujours supposé égal à l'unité.
Nous pouvons alors écrire pour différents numéraires :
(29)
Remarque: Dans un marché isotrope à monnaie unique
cette relation n'aurait pas besoin d'être écrite.
L'encaisse désirée
peut alors s'exprimer en utilisant la relation:
(30)
Revenons,
à
mais cette fois-ci vu du côté des entreprises. Elles ont
besoin de monnaie pour effectuer les paiements et fonctionner (salaires,
investissements, etc. ...) et l'encaisse désirée de
l'ensembles d'elles est nécessairement dans un cas idéal
égale à l'ensemble de la monnaie disponible sur le
marché tel que :
(31)
puisque
les entreprises vendent des biens sur les encaisses des agents (moins
les marges) du marché économique.
Hypothèse
: La dernière relations suppose que prix de vente des marchandises
tend à être égal à leur prix de revient
Remarque: Cette relation signifie aussi que toute l'offre est satisfaite
uniquement par la demande des agents et que l'encaisse précédement
citée n'est constituée que de biens hors entreprises.
Cela correspond
également à une certaine quantité de biens puisqu'il s'agit de proposer
des biens pour se procurer de la monnaie (vue des entreprises).
Nous pouvons donc écrire:
(32)
Mais commes
les biens du marché (en possesssion des agents économiques)
doivent également être renouvelés les entreprises ont finalement
comme quantité de monnaie totale potentielle disponible sur le marché
:
(33)
La
somme entre crochets correspond donc à l'ensemble de la monnaie
disponible sur le marché sous forme de biens des ménages et des
encaisses potentielles sous la restriction de biens ayant des prix
numéraires globaux identiques. C'est restrictif comme modèle
mais suffisant dans le cadre de la détermination du prix
d'un type de bien.
Nous
notons alors par définition :
(34)
où
:
(35)
Enfin,
nous écrivons :
(36)
La première
relation encadrée exprime la "théorie quantitative de
la monnaie selon Walras"..
Passons
à l'examen du modèle qui est fondé sur l'association des trois éléments
(dont certains ont déjà été énoncés
plus haut) suivants :
- La "loi
de Say" : Il ne peut y avoir de déséquilibre
durable sur les marchés et la loi de l'offre et de
la demande réalise une régulation spontanée
et automatique de l'activité économique
- La C.P.P
: La concurrence est pure et parfaite (voir plus tableau plus haut)
- La "loi
de Walras" : La valeur totale des offres étant identique à
la valeur totale des demandes, si l'équilibre entre offre
et demande est réalisé sur n-1
marché alors il est réalisé sur le n-nième
marché.
Ainsi, l'objectif de Walras
est de répondre à la question de savoir s'il existe
un système de prix qui assure l'équilibre entre l'offre
et la demande sur tous les marchés. Cette question est importante
car de sa réponse dépend la capacité du marché
à assurer l'allocation des ressources de façon efficace.
Le lecteur aura remarqué
que dans la lecture de ce qui a précédé, le
modèle de Walras considère que la monnaie est neutre
en ce sens que la quantité totale de monnaie en circulation
n'exerce d'influence ni sur les prix relatifs des produits les uns
par rapport aux autres, ni sur le niveau de l'offre et de la demande
de produits. La monnaie n'est pas souhaitée pour elle-même...
Remarque: La "parité" est
le terme utilisé pour chercher l'équivalence des cours monétaires
étrangers de différentes marchées. Cette parité
est dépendante (entre autres) du temps et il estimportant
de considérer les variations de celles-ci dans le cadre
du marché des biens où la monnaie n'est pas unique
et le payement non immédiat.
Nous allons
maintenant mettre en évidence l'interdépendance des marchés selon
Walras :
Nous supposons
une économie composée de n marchés où nous avons la demande de biens notée ,
et l'offre notée et
où nous avons, enfin, les prix
(exprimés par rapport à un autre bien).
Selon
la loi de Say, nous avons (équilibre entre l'offre et la
demande sur toutes les marchés ) :
(37)
L'objectif
de cette loi est de montrer l'interdépendance des marchés. Pour
cela, il faut faire appel à la demande excédentaire notée (différence
entre l'offre et la demande). Nous avons alors (toujours de par
la loi de Say):
(38)
Conclusion:
s'il y a un déséquilibre sur un marché, il y a un autre déséquilibre
de même ampleur sur tous les autres marchés. C'est une première
manière de mettre en évidence l'équilibre des
marchés par l'intermédiaire de l'équilibre
entre l'offre et la demande (lorsque l'excédent est nul).
Si les
agents disposent de dotations (revenus) initiales, alors nous faisons
l'hypothèse que tout est déterminé par ces dotations. Nous écrivons
alors l'équilance offre-dotations:
(39)
Nous écrivons
alors l'offre excédentaire de la façon suivante:
(40)
Remarque: Les variations des prix monétaires n'affectent pas l'équilibre
réel. Si tous les prix relatifs varient dans la même proportion,
l'équilibre n'est pas modifié et les demandes excédentaires ne
sont pas affectées.
Rappel
: une fonction f est
homogène de degré r si
en multipliant tous ses termes par un même facteur k,
nous obtenons:
(41)
De cette
définition il s'ensuit la propriété remarquable suivante : dans
un marché où la demande est proportionnelle au prix, les fonctions
de demande sont homogènes de degré 1 telles que:
(42)
Avec ce
que nous avons dit tout à l'heure, nous devrions dès lors avoir
une équivalence telle que:
(43)
Démonstration:
Si tous
les prix augmentent de et
qu'il y a un (nous pouvons généraliser à n)
nouveau bien sur le marché dont le prix augmente de la même valeur
et dont la loi de l'offre et de la demande est également proportionnelle
au prix, alors:
(44)
C.Q.F.D.
L'équilibre n'est donc pas été affecté par la variation des prix
monétaires (vous comprenez maintenant que les salaires sont un prix
monétaire du travail qui augmente(rait) lui aussi proportionnellement
aux prix des biens du marché).
Nous pouvons aussi écrire
de par la loi de Say :
(45)
Rappelons de plus que (égalité
entre les dispositions monétaires pour la demande est les
valeurs des biens disponibles) :
(46)
Si un nouveau produit arrive
sur le marché (parce que demande il y a selon la loi de
Say!) alors
sera exprimé par :
(47)
mais nous avons toujours
sur l'ensemble du marché des agents (le produit n'ayant pas
encore été acquis par un des agents) :
(48)
Ce qui nous amène
à écrire :
(49)
dès lors faisons le
choix :
(50)
Nous pouvons alors écrire
:
(51)
Sur n marchés nous avions donc :
(52)
et comme démontré
précédemment, sur
marchés :
(53)
Cela démontre implicitement
que le
marché est totalement déterminé par les n autres (idem en raisonnant sur les biens eux mêmes plutôt
que sur des marchés).
Ici, les relations sont fondées
sur des équations. Walras distingue cependant deux procédures
pour assurer l'équilibre entre offre et demande :
1. Une méthode algébrique
théorique. Mais.... nous ne pouvons pas déterminer les
besoins des individus à l'avance afin de savoir quand il
y aura demande et se préparer à construire l'offre.
Ce système ne fonctionne que si et seulement si les agents
économiques sont raisonnables et s'accordent pour attendre
2. Une méthode empirique
qui recherche la solution par des opérations d'essais/erreurs
: il y a la présence d'une sorte de secrétaire de
marché, le "commissaire-priseur". Ce dernier annonce des
prix pour chaque type de bien qui pourrait exister : les
agents
économiques réagissent à ce prix, ils offrent
et ils demandent en fonction du prix. Pour le bien i,
il y a ,
nous avons alors .
Nous comparons l'offre et la demande. En cas d'égalité,
le prix est un prix d'équilibre. En cas de différence,
le commissaire-priseur recommence la procédure et ainsi
de suite jusqu'à ce qu'il y ait équilibre. C'est
en gros cette procédure qui utilisée dans les
marchés
boursier !!!
Cependant, les équations
nous montrent que nous avons besoin du prix de la monnaie en numéraire
pour mesurer l'offre et la demande et il convient de se rappeler
nous avons considéré la monnaie comme un marchandise
en quantité donnée fixe car le système est
à l'équilibre entre offre et demande. Mais justement,
les agents ne peuvent pas indéfiniment se répartir
la quantité totale de monnaie si leur nombre augmente. Dès
lors, pour que la demande soit possible,, si elle a lieu, il faut
être prêt à en injecter (ou à en disposer)
sur le marché (sinon celui-ci devient immobile ce qui n'est
peut-être pas favorable à long terme...). Il faut bien
sûr aussi être prêt à en retirer et c'est
là aussi qu'intervient une instance tel que l'état
en intervenant dans l'économie pour réguler cette
quantité de toutes les manières possibles (par l'intermédiaires
des impôts par exemple) puisqu'elle agit directement sur les
biens disponibles et déjà immobiles (achetés).
Ainsi, selon le modèle
de Walras, la quantité de monnaie disponible sur le marché
est donc seulement fonction du nombre d'agents économiques.
Mais dès lors faut-il mettre en place un nouveau modèle
pour un cadre plus général de demande de monnaie ?
Au
fait, cela n'est pas nécessaire. Nous savons que s'il y
a
équilibre général pour n biens,
il y a équilibre général pour n + 1
biens (et par récurrence pour n-1
aussi) ; le dernier marché n'étant autre que celui
de la monnaie. Le modèle de Walras explique dès
lors pourquoi à un certain niveau de quantité de
monnaie correspond un certain niveau des valeurs numéraires
des biens et ce même de la monnaie.
THÉORIE
DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE
C'est
le deuxième des cinq modèles cités plus haut.
Il nécessitera nécessairement (et cela est prévu!)
une révision car fortement incomplet. Les idées présentées
ci-dessous sont à ce jour à prender avec des pincettes.
Dans notre société humaine
où il existe une monnaie d'échange (de référence) et des biens persiste
un problème qui consiste en la détermination de la valeur monétaire
d'un bien. Pour déterminer celle-ci il faut pouvoir
connaître l'évolution de l'offre et de la demande.
C'est ce dont à quoi nous allons nous attarder ici en commencant
par des modèles simplistes et en complexifiant ceux-ci de
manière croissante :
THÉORIE
DE LA PRÉFÉRENCE
Avant de se lancer dans un
modèle élaboré de l'offre et de la demande,
il est nécessaire de cerner ce qui motive les agents économiques
dans leurs choix de consommation et de modéliser leur comportement
sous le principe fondamental de rationalité.
L'agent économique
sera perçu comme un individu unique disposant d'un dont il
cherche à tirer le maximum de satisfaction. Ses goûts
sont subjectifs même s'ils dépendent de certaines caractéristiques
objectives telles que l'âge ou le niveau de culture. Le niveau
de satisfaction sera défini à partir d'une fonction
d'utilité dont nous verrons les principes de base et la maximisation
sous contrainte.
Plusieurs principes fondent
l'utilité des biens et conduisent à la notion "d'utilité
marginale, concept central dans la théorie de la préférence
de l'agent économique. D'après Aristote, à
l'origine du concept de valeur-utilité, l'utilité
des biens dérive de la satisfaction des besoins. Condillac
énonce que : "la valeur des choses est fondée sur
l'usge que nous pouvons en faire". Cette idée d'une valeur
fondée sur l'utilité, fondamentale chez les économistes
marginalistes, s'oppose au courant théorique de la valeur-travail
fondée sur la quantité de travail, directe et indirecte,
incorporée dans la fabrication du bien (Adam Smith, Karl
Marx).
Il faut cependant considérer
un hypothèse important dans ce modèle de préférence
:
Hypothèse : Il existe
une certaine satiété des besoins, mais elle n'est
jamais totale.
Ainsi, pour un bien donné
l'utilité marginale de la dernière unité consommé
est donc plus faible que celle des unités précédentes
mais non nulle et toujours positive c'est le "principe
de l'utilité
marginale décroissante". relative à l'unité
supplémentaire consommée.
Ainsi, dans le cadre de la
consommation multiple
d'un bien unique d'utilité nominale donnée, l'utilité
totale
(somme des utilités marginales
) serait une courbe du type :

(54)
et donc l'utilité
marginale est du type :

(55)
Ainsi, confronté à
un prix donné pour chaque bien, l'agent économique
compare ce prix avec les utilités marginales qu'il retire
successivement de leur consommation. Il en achète tant que
leur utilité dépasse le prix (surplus lié à
cet achat) et cesse d'en acheter dès que l'utilité
marginale tombe en dessous du prix du bien. Son intérêt
est alors d'acheter d'autres produits pour lesquels il existe un
surplus positif (utilité marginale de ces produits supérieure
à leur prix).
Cet exemple, relatif à
un bien, doit être élargi maintenant à un panier
de biens pour déterminer l'utilité globale de ce panier.
Considérons pour cela
un agent i dans une économie disposant de
biens. Il peut donc en acheter au maximum I.
Un panier de consommation possible correspond donc au vecteur de
biens
: ,
où les
représentent les quantités éventuellement
nulles achetées par le consommateur. L'utilité de
ce panier s'écrit
et sera supposée additive selon :
(56)
c'est-à-dire la somme
des utilités totales relatives aux quantités consommées
de chaque bien.
Considérons maintenant
un panier à deux biens, nous pouvons sans trop d'erreur émettre
l'hypothèse que ces biens peuvent êtres divisés
en fractions
aussi petites que nous voulons d'autres biens/composants. Ainsi,
grossièrement, nous ne travaillons plus dans
mais dans .
Ainsi, soit un panier de
d'un agent économique, nous supposerons que celui-ci est
tel que sa différentielle totale exacte est nulle tel que
:
(57)
Le rapport :
(58)
et défini comme le
"taux marginal de substitution" (T.M.S.)
entre les deux biens élémentaires
i, j : quantité supplémentaire
du bien i qu'il faut fournir à l'agent économique
pour compenser exactement une diminution d'une unité du
bien j.
Le comportement attribué
à l'agent économique est de pouvoir classer tous ces
paniers de biens de biens possibles (vecteurs) selon une échelle
de préférence, sans que celle-ci corresponde à
une nécessairement à une évaluation chiffrée.
Cette capacité de classement correspond au concept "d'utilité
ordinale" (pouvant être ordonnée donc) et à
l'utilisation d'une relation de préférence, notée
(préféré ou indifférent à) qui
vérifie les propriétés suivantes :
- transitivité :
et
(cohérence des classements successifs)
- réflexivité
: 
Cette relation, "préordre"
au sens mathématique, est utilisée dans la plupart
des présentations actuelles de la théorie de la
préférence.
Ce préordre est complet s'il permet toujours de comparer
deux paniers de biens dans l'ensemble des I biens.
Un
tel préordre complet
permet de définir une relation d'équivalence sur l'ensemble
des biens et un ordre strict, ainsi que de représenter les
préférences à partir de fonctions d'utilité :
(59)
où nous avons dans
l'ordre : (1)
préféré ou indifféranciable à
(2)
est strictement préféré à
(3)
est indifférent à .
Si la fonction U est bien définie par un nombre, elle ne reflète plus
une évaluation de l'utilité, mais dès lors
seulement la possibilité de comparer l'ordre des utilités,
relatives à des paniers de biens quelconques.
La possibilité de
hiérarchiser différents paniers de bien de
permet de définir des surfaces de niveau dont l'utilité
est constante,
appelées "courbes d'indifférence" ou encore
"courbes
d'iso-utilité". Les graphiques suivants donnent
bien une représentation
de ces courbes dans
(panier de deux biens) et leurs principales propriétés
:
Ainsi, deux paniers tel que
dans
se traduisent graphiquement par un réseau de courbes, dont
chacun est constamment décroissante :

(60)
Pourquoi n'avons-nous pas
des droites ou autres choses ? La raison est simple et le graphique
suivant l'explique trivialement. Soit l'iso-utilité :

(61)
Ci-dessus,
domine .
En effet le panier de bien
possède plus de bien
que le panier .
Ces deux points ne peuvent donc être sur la même courbe
d'indifférence et imposent qu'une courbe d'indifférence
doit être décroissante et que c'est la seule condition
(donc ce n'est pas nécessairement une droite).
Remarque: Si nous supposons que la satisfaction de l'agent économique
augmente avec la taille de son panier de biens, plus une d'iso-utilité
est éloignée de l'origine plus elle correspond à
une utilité élevée.
Les courbes d'iso-utilité
ne peuvent se couper. Effectivement, soit la figure ci-dessous :

(62)
Considérons que
ont des utilités respectives
Il n'est pas possible dès lors que deux le panier
qui domine l'utilité de
tel que
soient tel qu'au point
nous ayons
et
car cela impliquerait
ce qui est contradictoire.
Nous sommes donc conscients
qu'il existe des relations particulières entre les biens
qui vont modifier nos attitudes de consommation. C'est le cas notamment
des biens complémentaires et des biens de substitutions :
Définitions:
D1. Deux biens sont dits "biens complémentaires"
si la possession de l'un et de l'autre procure une satisfaction
supérieure à la somme des satisfactions des deux
biens s'ils étaient pris isolément (super-additivité).
Ainsi, il y a complémentarité entre des skis et
un forfait sur des remontées mécaniques, entre
une voiture et de l'essence. Cela peut être interprété par
la courbe d'indifférence suivante :

(63)
Effectivement, le couple
(voiture, essence) ont respectivement un minima sous lequel nous
ne pouvons pas descendre afin que le coupe ait son intérêt
de consommation (il ne vaut pas la pein d'acheter une voiture si
l'essence tend vers zéro).
D2. Deux biens sont substituables
si nous pouvons remplacer facilement l'un par l'autre, par exemple
en cas de pénurie ou de hausses de prix. Le thé et
le café sont substituts car, à défaut de l'un,
nous nous reportons souvent sur l'autre. Cela est encore plus vrai
pour deux marques d'une même boisson (Pepsi et Coca). La crise
de la vache folle est également un bon révélateur
de la substituabilité des produits carnés, avec un
report de consommation sur les volailles et l'agneau. Cela peut
être interprété par la courbe d'indifférence
suivante :

(64)
Effectivement, l'intersection
avec les axes respectifs indique (exprime). justement la substitution
totale possible d'un bien par l'autre dans le panier
Voyons maintenant un exemple
d'application :
Soit à calculer le
T.M.S. le long de la courbe d'indifférence
(il s'agit donc d'une fonction hyperbolique). Nous avons montré
que que le T.M.S était donné par :
(65)
Ainsi, pour les trois points
A, B, C de coordonnées
respectives:
(66)
nous
trouvons les valeurs T.M.S. respectives :
(67)
Ces valeurs expriment des
équivalences entre les biens 2 et 1 pour des variations marginales
des quantités de ces biens. Ainsi au point A,
pour conserver le niveau d'utilité de 100, le consommateur
est prêt à abandonner du bien 2 pour augmenter sa consommation
de bien 1 dans un rapport de 4 à 1. Au point B l'équivalence entre les deux biens est dans un rapport de
1 à1,etc.
Remarque: Le concept de courbes d'indifférences a été
développé par Vilfredo Pareto et d'autres dans la
première partie du 20ème siècle. Le recourt
à ce concept à permit à l'analyse économique
d'utiliser le concept de préférences dans la détermination
des choix plutôt que le concept d'utilité qui a
le problème de ne pas pouvoir être mesuré de
façon
objective.
Pour résumer :
Les courbes d'indifférences
(iso-utilité) ont donc traditionnellement les propriétés
suivantes:
P1. les courbes d'indifférences
ne se croisent pas. C'est la conséquence de l'hypothèse
que les consommateurs préfèrent toujours avoir plus
d'un bien que moins.
P2. Les courbes sont décroissantes.
Cela découle de la l'hypothèse que plus les individus
consomment de moins en moins d'un produit, plus ils en demanderont
un autre.
Finalement les hypothèses
sont (les trois premières hypothèses sont obligatoires,
les autres sont facultatives puisque découlant des deux propriétés
précédentes) :
H1. Complétude : les
consommateurs connaissent leurs préférences individuelles.
En d'autres termes, ils peuvent choisir entre consommer le couple
X ou le couple Y.
Ils savent si X est préféré à Y,
Y est préféré à X,
ou s'ils sont indifférents entre consommer X ou Y.
H2 . Transitivité
: si un consommateur préfère le couple X au
couple Y,
et préfère le couple Y au
couple Z, alors il préfèrera le couple X au
couple Z.
H3. Continuité : cela
signifie que nous pouvons choisir de consommer n'importe quelle
quantité d'un bien.
H4. Non satiété
: c'est l'idée que plus d'un bien est toujours préféré
à moins.
H5. Convexité : la
valeur marginale qu'un individu retire de chaque bien tombe . Dans
un monde à deux biens, si un consommateur a relativement
plus d'un bien il sera plus heureux avec un peu moins de ce bien
et avec un peu plus de l'autre bien.
MODÈLE
CONTRARIÉ A PERTE NETTE
Considérons maintenant,
et ce indépendamment de la théorie de la préférence,
un modèle à monopole contrarié et à
information parfaite pour un besoin primaire. Notons D(t)
la demande sur le marché et O(t) l'offre.
Nous avons alors un demande exponentielle (en absence d'offre)
:
(68)
et en l'absence de demande
:
(69)
Les offreurs et les demandeurs
sont en interaction. Pour quantifier la contribution entre groupes,
nous considérons l'offre en assumant que sa valeur ou intensité
est fonction de probabilité de rencontre entre le demandeur
et le produit et quelle sera proportionnelle au produit du pourcentage
de l'offre de la demande.
Les effets de la découverte
du produit n'ont pas les mêmes effets sur les deux groupes
offreurs/demandeurs. Premièrement, bien sûr, chaque
offre acquise par un demandeur est un gain net pour le premier
et
sera supposé comme un perte d'épargne nette pour
le second. Ainsi, si l'effet des interactions est accepté,
comme étant proportionnel à
les signes d'influence d'interaction différeront selon :
(70)
Avant d'aller plus loin,
cherchons les valeurs pour lesquelles les dérivées
s'annulent (ce qui nous donnera au fait le point d'équilibre
entre l'offre et la demande) :
(71)
d'où :
(72)
Une solution triviale est
la solution "d'inexistence" donné par .
Sinon, nous avons :
(73)
Maintenant, normalisons les
équations en écrivant (ainsi elles sont sans dimension)
:
(74)
avec cette normalisation,
le modèle s'écrit :
(75)
En réarrangent les
coefficients, le système s'écrit :
(76)
pour lequel les dérivées
s'annulent aux points (1,1),
qui sera à nouveau l'équilibre de Say.
Le tracé discret de
ce système d'équations (dans lequel nous reconnaissons
un terme logistique), donne avec
et le conditions initiales
:

(77)
Nous retrouvons comme le
marché semble nous le montrer, des cycle d'offre/demande
(certains produits démodés reviennent à la
mode) dont il faut déterminer par des statistiques, les conditions
initiales afin d'en connaître la possible période.
Nous remarquons que l'offre a toujours un peu de retard sur la demande
dans ce modèle.
Si nous représentons
l'offre et la demande non pas respectivement en fonction du temps
mais en fonction de l'un et de l'autre nous obtenons :

(78)
Nous voyons ainsi (dans cette
représentation de l'espace des physique) que pour des conditions
initiales fixes, le système est périodique et a un
point d'équilibre en
Ce qui correspond aux points
où :
(79)
Finalement, nous avons deux
couples de points d'équilibre (c'est trivial en regardant
le système d'équation) :
et
(80)
La question qui se poser
est le sens de rotation (représentation) du plan des phases.
Ainsi, en représentant les directions à l'aide d'un
champ de vecteurs, nous obtenons la représentation :

(81)
Pour savoir dans quelle direction
nous nous dirigeons dans l'espace des phases à un moment
donné, il suffit donc de connaître la dérivée
dy/dx (ou réciproquement
dx/dy). Ainsi nous avons :
(82)
Ceci dit, nous voyons bien
sur le diagramme des phases dans sa forme de champ de vecteurs qu'il
arrive un moment dans le cycle de ce modèle que l'offre soit
très élevée pour une faible demande. Donc le
modèle mathématique (théorique) explique bien
ce qui peut être à priori contre intuitif pour l'être
humain.
Cependant, nous pouvons (devons)
nous poser la question de ce qu'il se passe après un petite
perturbation autour des points d'équilibres (ce qui est de
la plus haute importance en économie).
Nous avons donc le système
:
(83)
En y mettant une perturbation
infiniment petite, celui-ci s'écrit :
(84)
En négligeant les
termes quadratiques nous obtenons :
(85)
Dès lors, proche du
point d'extinction ,
ce système s'écrit :
(86)
Ce qui nous montre que proche
du point d'éqilibre, l'offre diminue exponentiellement alors
que la demande augmente elle exponentiellement. Ceci à un
sens écnomique : quand il y a peu d'offre (respectivement
de demande), la demande croît alors qu'au fur et à
mesure que la demande augmente, l'offre croît et se concentre
de plus en plus sur leurs la demande (ahhh la nature...).
Proche du point d'équilibre
(1,1),
nous aurons :
(87)
Ce cas n'est plus très
trivial car nous avons alors des équations différentielles
couplées. Pour résoudre ce système, différentions
l'équation :
(88)
et en y injectant dy/dt :
(89)
Nous obtenons donc une petit
équation différentielle du deuxième ordre
(cf. chapitre de Calcul Différentiel
Et Intégral).
Dons la solution type est :
(90)
En injectant cette solution
dans l'équation différentielle, nous obtenons après
simplification des exponentielles une simple équation du
deuxième degré (cf. chapitre
de Calcul Algébrique)
:
(91)
Dont la solution est triviale
:
(92)
Ainsi, la solution générale
de l'équation différentielle est la combinaisons linéaire
des deux solutions tel que :
(93)
Mais nous avons donc :
(94)
Dès lors, connaissant
x(t)
nous obtenons facilement :
(95)
Utilisons maintenant la relation
d'Euler (cf. chapitre sur les Nombres)
:
(96)
Ainsi, nous avons :
(97)
et comme (cf. chapitre de
Trigonométrie) ,
nous avons alors :
(98)
et de manière similaires,
nous obtenons pour les prédateurs :
(99)
Ainsi, autour du point d'équilibre
(1,1),
les perturbations suffisamment petites pour valider la linéarisation
(annulation des termes quadratiques) oscilles comme des ellipses
(ou cercles) dont les axes sont définis par les deux équations
précédentes.
Ce modèle est cependant
imparfait car il prend en compte seulement un monopole contrarié
à perte nette et à information parfaite. Le fait
de considérer la population constante n'est pas trop génante
mais en toute rigueur nous devrions rajouter un terme logistique
dans les équations initiales. Il y a encore du travail donc...
Capitalisation et actuariat
Définition: La "capitalisation"
est le domaines de la mathématique financière qui
permet de calculer des valeurs futures à partir
de valeurs présentes, alors que
le "calcul actuariel" permet
de déterminer quelle
somme doit être
prêtée pour obtenir un montant fixé à l'avance.
Dans un dynamique de marché,
des acteurs peuvent prêter ou emprunter un capital en contrepartie
de quoi ils percoivent ou respectivement versent un intérêt
périodique. Cet intérêt se justifie par la prise
de risque que prend le créditeur (celui qui prête le
capital) relativement au non-remboursement de la totalité
ou d'une part du capital intial que doit rembourser le débiteur
(celui qui doit rembourser le capital emprunter). D'une autre manière,
vue au niveau du marché économique, les emprunts permettent
à certains agents économiques de mettre en place des
biens en pariant sur le fait que soit ceux-ci créeront l'offre
soit que l'offre viendra d'elle-même mais en souhaitant devancer
la concurrence.
Lorsque un capital est prêté
(ou emprunté, c'est selon le point de vue...) dans le but
d'accroître une dynamique de marché (la quantité
de circulation de biens sur une durée donnée) nous
parlons alors "d'actif financier", ceci pour faire comprendre
que le capital participe à l'activitié de l'économie.
Définitions:
D1. Nous
appelons "rendement d'un actif financier
prêté" le
rapport de progression donné par:
(100)
D2. Nous appelons "rendement
arithmétique d'un investissement" la relation:

où est
la valeur initiale de l'investissement et sa
valeur finale.
Il suit de cette dernière définition que si un
investissement a rapporté 5%
la première
année
et a porté une
perte nette de 2% la deuxième année. Le "RSI
(Retour Sur Investissement) arithmétique
moyen" est alors de:

Or il est faux d'utiliser la moyenne arithmétique pour ce type
de situations car la somme finale obtenue après les deux années
est mathématiquement de:

ce qui donne alors en reprenant l'exemple précédent:

Donc le rendement moyen réel est par définition le "RSI géométrique"
tel que:

c'est-à-dire qu'il s'agit simplement d'une moyenne géométrique
(cf. chapitre de Statistiques). Il vient alors:

ce qui est bien évidemment nettement différent du RSI arithmétique
moyen obtenu plus haut!
Remarque: Nous disons d'un actif qu'il a un "rendement
sans risques" si la valeur future de celui-ci est
parfaitement connue.
Soit un actif qui
peut valoir le rendement (optimiste) futur avec
une probabilité
et la valeur (pessimiste)
avec une probabilité ou
d'autres valeurs avec
la probabilité alors
l'espérance mathématique du rendement est donnée par:
(101)
Que la somme monétaire soit
du type actif où non, les types de rendements applicables sont identiques
et variés. Il en existe cependant de grands classique qui ne sont
pas stochastiques et connus. Pour leur étude, définissons certaines
variables :
-
représente le capital initial ou plus techniquement la "valeur
actuelle" (V.A.) ou "present
value" (P.V.) en anglais
-
représente le capital final ou "valeur
capitalisée" (V.C.) ou "futur
value" (F.V.) en anglais après n périodes
temporelles.
-
représente le taux appelé plus techniquement "taux
effectif"
-
représente "l'intérêt"
produit au bout n de
périodes
(horizon) sur la valeur actuelle
Rajoutons encore comme complément la relation :
(102)
appelée "facteur
de capitalisation".
Définition: Nous
définissons "l'intérêt" comme
la rémunération
d'un capital (somme d'argent) prêté ou investi pendant
un certain temps. L'intérêt peut être payé
en une fois ou périodiquement si la durée du prêt
ou de l'investissement dure longtemps. L'intérêt
peut
être payable d'avance (praenumerando) ou à la fin
de la période (postnumérando). L'intérêt
est fonction de la durée du prêt (ou investissement),
du capital emprunté (ou prêté) ainsi que
du
"taux" d'intérêt pratiqué. La période
sur laquelle l'intérêt porte est en général
l'année, mais elle peut être plus courte : semestre,
trimestre mois ou jour.
Remarque: Dans un texte, l'intérêt est exprimé
normalement en % mais dans les calculs financiers, il d'usage de
calculer sous forme décimale.
INTERVALLe
DE DATES
Pour déterminer le
montant d'un intérêt sur un prêt (ou investissement...),
il est d'abord indispensable de connaître la durée
de ce dernier ou les dates définissant les périodes de paiement
d'une obligation (échéancier).
Le calcul de dates et de durées
et donc la première
étape en mathématiques actuarielles. Si certains
logiciels utilisent dans le calcul de la durée l'année
civile (365 jours selon calendrier Grégorien), d'autres
se basent sur l'année commerciale (360 jours), ce qui était
le cas de la plupart des établissements bancaires (c'est
tout à
leur avantage financièrement parlant de faire le choix de
ce dernier...) avant l'arrivée du calendrier target pour la zone
Euro.
Remarques:
R1. Sur les marchés
financiers, il existe une seule convention d'intervalle de date
pour calculer une durée : le premier jour (date de départ)
est inclus dans la période. Le dernier jour (date de fin
ou date d'échéance) est exclus de la période.
Ainsi une période allant du 15 au 25 juin comporte 10 jours.
R2. Dans le cadre de ce site,
qui se veut avoir une approche la plus rigoureuse possible de sujets
traités, nous ne nous attarderons pas sur les aberrantes
méthodes 30/360 allemande, européenne ou encore américaine
(autant faire chaque pays de la planète alors... et se reporter
à MS Excel...) pour nous concentrer sur la méthode des
365 jours qui est, et reste, le système le plus naturel de
comptage à utiliser puisqu'il tient compte des mois à
28, 29, 30 ou 31 jours.
R3. Signalons qu'en ce qui concerne les carnets d'épargne,
les banques se basent sur un système de "quinzaines"
(moitié d'un mois), et estiment qu'il y a donc 24 quinzaines
par année.
Il nous faut dès lors
dans le système de la base exacte connaître comment
calculer le nombre de jours entre deux dates
donné par le calcul
à partir la forme normalisée j.m.a (jour.mois.année).
Définitions:
D1. Le calendrier Grégorien
a été défini tel qu'il ait 12 mois.
D2. Les mois de :
(103)
sont des mois à 31
jours et les mois de :
(104)
à 30 jours.
D3. Le mois de février
est un cas particulier permettant de corriger le fait que l'année
civile de 365 jours, ne corresponde pas tout à fait à
la période orbitale de la Terre autour du Soleil qui est
d'environ 365.25... jours. Ainsi, toutes les années qui sont
multiples de 4 ou de 400 sont des années bissextiles (le
mois de février à 29 jours au lieu de 28) mais les
années qui sont divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
Exemples:
E1. 1992,1996,2004,2008 sont
bissextiles.
E2. Les années 1900,2100,2200,2300
ne sont par contre pas bissextiles (car divisibles par 100)
E3. Les années 1600,
2000, 2400,2800 sont bissextiles car bien que divisibles par 100,
elles sont multiples de 400.
Ces définitions et
exemples étant donnés, soit une date sous la forme
normalisée donnée précédemment. Le nombre
de jours depuis l'an 0 est :
(105)
où E[x] est la partie entière de
x. Cette relation se déduit logiquement de la manière
suivante pour les dates où
:
1. Nous avons 365(a-1) car soit a donné,
le nombre de jours civils depuis l'an 1 est 365a soustrait d'une unité puisque l'année en cours n'est
pas terminée.
2. Même remarque pour les mois avec 31(m-1)
3. Logiquement, nous ajoutons
j (qui contient toute l'information quant à savoir
si l'année a) est bissextile ou non) à la somme
des deux termes précédents
4. Les termes
donnent quant à eux le nombre de 29 février entre
l'année 1 et a en prenant en compote les années
bissextiles qui ont lieu tous les multiple de 4 et 400 ans exceptés
les années qui sont multiples de 100.
Si ,
nous devons utiliser la relation suivante :
(106)
Cette relation se déduit
toujours de la même manière que la précédent
à la différence que certains termes au nominateur
ne sont pas soustrait d'une unité car ayant m>2,
il faut prendre en compte l'année en cours dans le calcul.
Le dernier terme E(0.42M+2) est ici pour corriger
le fait que tous les mois n'ont pas 31 jours. Pour l'obtenir, nous
construisons le tableau suivant (la troisième colonne donne
le décalage en jours par rapport au cas où les mois
auraient tous 31 jours) :
| Mois |
N° Mois n |
Décalage d |
| mars |
3 |
3 |
| avril |
4 |
4 |
| mai |
5 |
4 |
| juin |
6 |
5 |
| juillet |
7 |
5 |
| aout |
8 |
5 |
| septembre |
9 |
6 |
| octobre |
10 |
6 |
| novembre |
11 |
7 |
| décembre |
12 |
7 |
Tableau: 3
- Décalage mensuel en jours
Une régression linéaire
simple donne :
(107)
En
prenant la valeur entière et en vérifiant bien
que la fonction choisie est correcte nous obtenons finalement bien
(en prenant un précision de deux décimales) :
E(0.42M+2)
| Mois |
N° Mois n |
Décalage d |
d(n) |
E(d(n)) |
| mars |
3 |
3 |
3.26 |
3 |
| avril |
4 |
4 |
3.68 |
4 |
| mai |
5 |
4 |
4.1 |
4 |
| juin |
6 |
5 |
4.52 |
5 |
| juillet |
7 |
5 |
4.94 |
5 |
| aout |
8 |
5 |
5.36 |
5 |
| septembre |
9 |
6 |
5.78 |
6 |
| octobre |
10 |
6 |
6.2 |
6 |
| novembre |
11 |
7 |
6.62 |
7 |
| décembre |
12 |
7 |
7.04 |
7 |
Tableau: 4
- Évolution population mondiale (Wikipedia)
ÉQUIVALENCES
DE TAUX
Intéressons nous maintenant brièvement au calcul des taux avant de s'attaquer
directement aux calculs des différentes et nombreux types
d'intérêts.
Définition: Le"taux
proportionnel" ou " fait
apporter à un
même
capital, durant la même période, le même "intérêt
simple" (voir la définition de l'intérêt
simple plus bas) et est donc donné par la relation :
(108)
Si le taux proportionnel est calculé sur la base d'une année,
nous parlons alors de "taux de rendement
annualisé", s'il est calculé
sur la base d'un mois, nous parlons alors de "taux
de rendement mensualisé".
Exemple:
Calculer le taux mensuel proportionnel
(soit: le taux de rendement mensualisé) à un taux annuel t% de
12%:
(109)
Définition: Le "taux équivalent" fait
apporter à un même capital, durant la même période,
le même "intérêt composé" (voir
la définition de l'intérêt composé plus bas)
et est donc donné par la relation :
(110)
et inversement:
(111)
Exemple:
Taux t% mensuel équivalent à un taux annuel
de 12% :
(112)
la procédure inverse consisterait donc à calculer
le taux annualisé et nous voyons alors qu'un taux mensuel de 1%
annualisé vaudrait plus que 12%.
INTÉRÊT
SIMPLE
Définition: "L'intérêt simple"
est défini par la relation (voir plus haut pour la définition
des notations) :
(113)
qui implique une capitalisation (valeur finale)
:
(114)
Il s'agit simplement de
l'intérêt qui est calculé à chaque période seulement sur la base
du capital prêté ou emprunté à l'origine.
Remarques:
R1. Il est très
facile à partir la connaissance de trois des quatre paramètres
de la relation précédente de retrouver la quatrième.
S'agissant d'un simple équation du premier degré,
nous ne nous attarderons pas sur ce genre d'exercice de style
d'agèbre
élémentaire.
R2. Une particularité de l'intérêt simple est
d'être
proportionnel à la durée du placement. Si l'intérêt
par exemple sur une année est de 12%, le "taux équivalent"
à un placement identique pendant 12 mois sera de 1% par
mois. Cette propriété n'est pas vraie pour l'intérêt
composé que nous verrons de suite après.
R3.
Pour les carnets d'épargne nous avons déjà fait mention que les instituts financiers
utilisent la quinzaine comme période temporelle (soit 24 périodes
dans l'année composée de mois de 30 jours). Donc pour calculer l'intérêt
annuel, lors de chaque quinzaine, ils prennent le solde le plus faible
sur le compte lors de la quinzaine et calculent l'intérêt simple
sur un taux rapporté à 24 semaines par année
et reporteront le résultat obtenu lors de la clôture annuelle du compte à la
fin de l'année (ils sont pas fous...)
Par ailleurs,
si plusieurs placements à intérêt simple sont
effectués simultanément pour des durées et
à des taux différents, nous pouvons être amenés
à calculer le taux moyen T de l'ensemble
de ces placements.
Si nous notons
le placement numéro t,
le taux d'intérêt du placement numéro t,
la durée du placement numéro t et k
le nombre de placement, nous avons la moyenne arithmétique
pondérée (cf. chapitre de
Statistiques) :
(115)
ESCOMPTE
Toujours
relativement à l'intérêt simple, nous pouvons
revenir sur une notion dont nous avions parlé au début
de ce chapitre qu'est l'escompte.
Rappelons que l'escompte
est une déduction accordée à un acheteur par
un vendeur dans le but de l'inciter à payer rapidement
avant n unités (périodes) de temps (c'est
donc l'intervalle qui importe!). Un acheteur devrait en principe
profiter de cet escompte. Dans le
cas contraire,
c'est
comme s'il empruntait implicitement pendant une durée donnée
à un intérêt bien plus élevé.
Voyons cela :
Notons
la valeur actuelle escompte compris,
le montant sans escompte appelé "valeur
nominale", n la
durée rapportée à l'échelle de temps
du taux d'escompte, t%
le taux d'escompte et i l'intérêt
implicite en cas de renonciation à l'escompte.
Nous avons maintenant
les relations suivantes triviales :
(116)
avec :
(117)
étant l'intérêt simple sur la valeur actuelle,
nous avons alors
trivialement
:
(118)
Dès
lors, il vient par substitution :
(119)
Nous remarquons
alors qu'il suffit de connaître seulement le taux d'escompte
accordé t% (souvent donné en annuel...) ainsi que
la durée
de renonciation
n pour déterminer le taux équivalent
du crédit accordé.
Exemple:
Calculons le taux implicite i relatif à un escompte
de 1% à 10 jours ou net à 30 jours :
(120)
Ainsi, cette
escompte si elle n'est pas prise en considération, peut-être
vue comme un crédit à 18% par jour pendant 20 jours
sur la somme avec escompte !
Cette métode de calcul est appelée "escompte
commerciale" car
elle les calculs se font sur la base de la valeur nominale et non
de la valeur actuelle.
INTÉRÊT
composÉ
Définition: "L'intérêt composé" est donnée par la
relation:
(121)
et implique:
(122)
Nous
disons doncque le taux d'intérêt est "composé" lorsqu'à la
fin de chaque période l'intérêt est ajouté au capital pour le
calcul de la prochaine période.
Nous avons par ailleurs les
relations triviales (cf. section d'Algèbre):
(123)
Remarque: Les relations équivalentes dans MS Excel pour
trouver 
sont respectivement (fonctions en français) VC(), VA(),
NPM(), Taux() l'abréviation NPM signifiant "nombre payements
mensuels".
Si le taux n'est pas constant
dans le temps alors l'intérêt composé s'écrit:
(124)
ce qui s'écrit également:
(125)
avec
et inversement:
(126)
Dans un contexte
de certitude de l'avenir (avenir certain), nous pouvons sans inconvénient
majeur remplacer la séquence des par
leur moyenne géométrique:
(127)
Cette relation est très
importante car nous la retrouverons dans les calculs des prises
de risques (Goodwil ou VAN).
Dans le cadre des intérêt
cumulés (composés), deux notions importantes sont
donc la "valeur actuelle" et la "valeur finale"
acquise d'un capital.
En répondant à
la question : "Quel capital obtenons-nous au bout d'un certain
temps en plaçant aujourd'hui une somme X sur un
carnet d'épargne?",
nous faisons une recherche de valeur finale ou acquise d'un capital.
Nous parlons alors "d'opération de capitalisation".
Par contre, si nous nous
demandons : "Quel capital devons-nous placer aujourd'hui sur un
carnet d'épargne pour obtenir au bout d'un certain temps
un capital
X ?", nous faisons une recherche de valeur actuelle d'un
capital. Nous parlons alors "d'opération d'escompte" (c'est
le propre du "calcul actuariel").
Définition: Nous
appelons
le "facteur de capitalisation" et
le "facteur d'escompte" définis
par les relations :
(128)
ce qui nous amène
par ailleurs à avoir .
Le relation de capitalisation
composée peut alors se récrire :
(129)
De même, le capital
initial
peut être exprimé avec le facteur d'escompte :
(130)
Cela rend alors très
simple le calcul d'actualisation ou de capitalisation puisqu'il
s'agit de multiplier le capital ou initial par le facteur d'escompte
ou de capitalisation élevé à la puissance n.
Rappelons maintenant la relation
que nous avons obtenue lors de notre présentation initiale
des taux équivalents :
(131)
Souvent afin de se simplifier
le calcul, la personne qui cherche le taux équivalent va
se rapporter à poser (normaliser) .
Ce qui nous amène à écrire :
et
(132)
vient alors une petite astuce
du financier qui fait intervenir dans ses démarches de ventes
le concept de "taux effectif" (déjà
vu!) et "taux
nominal". Ces taux permettent
à l'émetteur de l'emprunt d'afficher un taux inférieur
à ce qu'il est réellement (ce qui est interdit par
la loi dans certains pays!). Donc le taux nominal est toujours
inférieur au taux effectif.
Exemple:
Imaginons que les
conditions d'un prêt soient les suivantes : intérêt
annuel de (taux
nominal) payable par tranches mensuelle de .
Un individu attentif se rend compte que payer 1% tous les mois
dans
un système d'intérêts composés ne donne
pas un intérêt annuel de 12% mais de :
....
(133)
qui est le taux effectif
t% ! Pas forcément gagnant donc...
Maintenant, si plusieurs
placements sont effectués simultanément pour des
durées
et à des taux différents, nous pouvons être
amené à calculer le taux moyen T
de l'ensemble de ces placementx.
Si nous notons
le placement numéro t,
le facteur de capitalisation du placement numéro t,
la durée du placement numéro t, k le
nombre de placements et finalement T le taux moyen de l'ensemble
des placement nous pouvons à l'aide du calcul formel jusqu'au
quatrième degré (voir chapitre de calcul algébrique)
ou au-delà avec l'analyse numérique (prendre le solveur
de MS Excel par exemple), résoudre l'équation :
(134)
Si nous faisons un changement
de variables
nous avons alors résoudre l'équation de
inconnues en x (tous les autres termes étant normalement
connus dans l'énoncé du problème) :
(135)
INTÉRÊT
CONTINU
Rappelons que l'intérêt
composé est défini en utilisant le taux effectif :
(136)
Avec le taux nominal nous
écrivons alors :
(137)
Nous pouvons maintenant nous
demander ce qu'il adviendrait du taux effectif t% si l'intérêt
était versé non pas mensuellement, ni quotidiennement,
mais en continu, d'une manière instantanée (ou quasi-instantanée).
Nous écrivons
alors (cf. chapitre d'Analyse Fonctionnelle):
(138)
Ainsi, en cas de capitalisation
continue, la fonction de capitalisation s'écrit finalement
:
(139)
INTÉRÊT
PROGRESSIF (RENTES)
Définition: Une "rente"
ou "annuité" est une suite
de paiements versés périodiquement
à intervalles de temps régulières et durant une période fixée d'avance
à intérêt composé (typique des deuxième ou troisième
piliers en Suisse).
Il suffit alors d'appliquer
la relation (voir plus haut la démonstration)
à chaque terme de rente versé si nous souhaitons connaître la valeur
actuelle de cette rente.
Par contre, si nous souhaitons
obtenir la valeur finale d'une rente, nous appliquerons à chaque
terme la relation (voir plus haut la démonstration) .
Définition: Si la rente
est payable en fin de période, elle est dite "rente
postnumerando".
Par contre, si elle est payable en début de période, elle est
dite "rente praenumerando",
ce qui est la cas du dernier exemple.
Remarques:
R1. Les rentes qui sont toujours
payées sont appelées "rentes certaines" et lorsque la
durée est fixée d'avance, nous parlons de "rentes
temporaires".
R2. Les rentes versées sur la base de la durée de vie d'un individu
sont appelées "rentes viagères".
Puisque les termes sont souvent
supposés constants, nous avons pour habitude de bases les calculs
sur la valeur d'une unité monétaire. Ainsi, nous notons (les notations
adoptées sont celles que nous trouvons dans la littérature car bien
que peu pratiques, elles sont originales et jolies à regarder...)
:
-
la valeur actuelle d'une rente de une unité monétaire payable postnumerando
(à terme échu) pour une durée de n périodes
-
la valeur actuelle d'une rente de une unité monétaire payable praenumerando
(d'avance) pour une durée de n périodes
-
la valeur finale d'une rente de une unité monétaire payable postnumerando
pour une durée de n périodes
-
la valeur finale d'une rente de une unité monétaire payable postnumerando
pour une durée de n périodes
Les relations utilisées utilisent
les propriétés des séries géométriques et de leur somme partielle
(cf. chapitre de Suites Et Séries).
RENTES POSTNUMERANDO
A terme constant, pour calculer
la valeur finale d'un rente à échéance/postnumerando,
nous pouvons donc travailler uniquement sur le facteur d'escompte
en multipliant au final par le montant de la rente.
Exemple:
Nous souhaitons calculer la valeur finale d'une rente postnumerando
de 3'500.- versée durant 10 périodes et calculée au taux d'intérêt
périodique de 6%.
Les versements ont lieu aux
dates 1, 2,.. et 10. Le versement
de la date 1 a pour valeur acquise à la date 10 : .
De même, le versement de la date 2 rapporte des intérêts pendant
8 ans. Sa valeur acquise date 10 est donc:
etc. Finalement le versement de la date 10 (que nous venons de déposer
à la banque) a pour valeur .
La valeur acquise des 10 versements est donc, en posant
(nous démontrerons les simplification juste après) :
(140)
Donc la rente postnumerando
est un versement à termes constants et à taux constant durant un
nombre de périodes données amenant à une suite géométrique simple.
Rappelons donc que .
Sous la forme de rente postnumerando à termes constants nous avons
alors sous forme général:
(141)
Ce qui s'écrit :
(142)
donc :
(143)
Or, nous avons donc une suite
géométrique de raison q (cf. chapitre
de Suites Et Séries).
Dès
lors :
(144)
et donc :
(145)
Finalement :
(146)
Nous avons donc pour notre
exemple dix périodes (dix termes donc avec )
:
(147)
Ce capital correspond donc
à la somme acquise au bout de dix périodes.
La méthode de calcul de la
valeur actuelle d'un rente à échéance/postnumeran
fonctionne sur le même principe mais à l'envers selon la relation
démontrée plus haut .
Donc si les termes (montants versés) sont constant nous pouvons
écrire :
(148)
donc :
(149)
Or :
(150)
alors :
(151)
finalement :
(152)
Remarque: La valeur 
correspondant donc au montant qu'il faudrait placer sur un carnet
d'épargne à t% afin de pouvoir y faire un retrait périodique

constant durant les n périodes et ainsi solder le compte.
Nous avons également les
relations entre les rentes postnumerando actuelle et finale :
(153)
Nous avons également les
opération en chaîne suivantes :
(154)
Remarque: Il est clair étant donné 
connus que 
et ainsi de suite pour les autres types de rentes.
RENTES PRAENUMERANDO
La méthode de calcul de la
" valeur actuelle d'un rente à avance/praenumerando" fonctionne
sur le même principe que la dernière toujours en utilisant la relation .
mais cette fois les termes de la suite géométrique changent puisque
le payement se fait à l'avance :
(155)
donc :
(156)
Or :
(157)
alors :
(158)
finalement :
(159)
Remarque: Pour le même nombre de période et le même taux , nous
avons 
car  .
La méthode de calcul de la
valeur finale d'un rente à avance/praenumerando fonctionne
sur le même principe que la dernière toujours en utilisant la
relation .
mais cette fois les termes de la suite géométrique changent puisque
le payement se fait à l'avance :
(160)
donc :
(161)
Or :
(162)
alors :
(163)
finalement en notant
nous avons:
(164)
Remarques:
R1. Avec la même notation
nous avons par ailleurs la valeur actuelle de la rente praenumerando
qui s'écrit 
R2. Pour le même nombre de période et le même taux , nous avons
car .
ARRONDIS
Pour arrondir un nombre x
au multiple de 1/n le plus proche la relation à
utiliser est la suivante :
(165)
La démonstration est
intuitive. Il suffit de s'imaginer l'axe des réels et de
couper celui-ci en 1/n petits intervalles. Soit alors un
nombre x donné, le nombre de ces intervalles dans
x sera donné par :
(166)
Enfin pour savoir quel est
le nombre strictement inférieur au multiple recherché,
nous prenons la valeur entière de la dernière relation
et la multiplions par 1/n tel que :
(167)
Si cependant, nous souhaitons
avoir le nombre arrondi au multiple le plus proche, nous voyons
alors qu'il faut rajouter 0.5 tel que :
(168)
EMPRUNTS
Les individus et les entreprises
recourent souvent à l'emprunt (crédit) comme moyen
financier. Nous allons ici définir les principaux type d'emprunts
rencontrés dans la pratique ainsi que les relations qui les
caractérisent.
Définition: Nous
appelons "emprunts indivis", un emprunt
comportant qu'une seul prêteur,
en général, un établissement financier.
Les principaux points concernant
les emprunts sont :
- Connaître l'état
de la dette à tout moment
- Connaître le montant
à rembourser à chaque période
- Connaître l'intérêt
dû à chaque période
Définition: Nous
appelons "annuités", les paiements
effectués dans
le cadre des emprunt. Une annuité comprend une part de
remboursement
R appelée aussi "amortissement
financier" et une
part d'intérêt I selon la relation :

La décomposition de
l'annuité en amortissement et intérêts est une
notion importante non seulement en finance mais aussi en comptabilité.
En effet, la part d'amortissement financier correspond à
un remboursement de dette à la différence de l'intérêt
qui est une charge financière.
Nous allons étudier
ici trois types d'emprunts :
1. Les emprunts remboursables
à échéance fixe
2. Les emprunts à
remboursement constant
3. Les emprunts à
annuité constante (les plus pratiqués)
Remarques:
R1. Nous considérons
ici des emprunts périodiques. Le passage d'une période
temporelle à une autre et le calcul d'un taux équivalent
se fera selon les relations déjà démontrées
plus haut.
R2. Des annuités mensuelles constantes sont appelées
des "mensualités".
EMPRUNT À ÉCHÉANCE FIXE
Définition: Nous
parlons d'un "emprunt à échéance
fixe" lorsque
chaque année, l'annuité comprend uniquement la part
d'intérêt ! La dernière année, l'annuité
comprend l'intérêt ainsi que la totalité (!)
du remboursement de l'emprunt.
Remarque: Ce modèle d'amortissement est particulièrement
utilisé dans les emprunts obligatoires, étudiés
plus loin.
Les relations suivantes permettent
d'établir n'importe quel élément du "tableau
d'amortissement".
Ainsi, l'état de la
dette (capital emprunté) C en début d'année
k est :
(169)
Le remboursement (amortissement)
effectué en fin d'année k est égal à
l'amortissement cumulé
en fin d'année k et celui-ci n'a lieu qu'à
la dernière année n tel que :
(170)
l'intérêt payé
sera constant tout au long de l'époque de remboursement selon
un taux
sur le capital d'emprunt
tel que :
(171)
L'annuité devient
alors :
(172)
Exemple:
Voyons le tableau d'amortissement d'un emprunt de 1'000.- à
10% l'an est remboursé à l'échéance
au bout de 4 ans. Le tableau d'amortissement correspondant sera
:
| Période |
Etat
de la dette |
Amort. |
Amort.
Cumulé |
Intérêt |
Annuité |
| k |

|

|

|

|

|
| 1 |
1'000 |
0 |
0 |
100 |
100 |
| 2 |
1'000 |
0
|
0 |
100 |
100 |
| 3 |
1'000 |
0 |
0 |
100 |
100 |
| 4 |
1'000 |
1'000 |
1'000 |
100 |
1'100 |
Tableau: 5
- Emprunt avec amortissement à échéance fixe
Le coût du crédit
représente la somme des intérêts soit 400.-.
EMPRUNT
A AMORTISSEMENT CONSTANT
Définition: Nous
parlons d'un "emprunt à amortissement
constant", lorsque
montant annuel remboursé est constant, c'est-à-dire
identique d'années en années (système intuitif).
Les relations suivantes permettent
d'établir n'importe quel élément du tableau
d'amortissement :
(173)
Exemple:
Un emprunt de 1'000.- à 10% l'an est remboursé par
amortissement constant en 4 ans. Établir le tableau d'amortissement
et déterminer le coût du crédit. Le tableau
d'amortissement correspondant sera :
| Période |
Etat
de la dette |
Amort. |
Amort.
Cumulé |
Intérêt |
Annuité |
| k |

|

|

|

|

|
| 1 |
1'000 |
250 |
250 |
100 |
350 |
| 2 |
750 |
250 |
500 |
75 |
325 |
| 3 |
500 |
250 |
750 |
50 |
300 |
| 4 |
250 |
250 |
1'000 |
25 |
275 |
Tableau: 6
- Emprunt avec amortissement constant
Le coût du crédit
représente la somme des intérêts soit 250.-.
Donc on paie mois qu'avec le système précédent.
EMPRUNTS
A ANNUITÉ CONSTANTE
C'est la cas le plus fréquent
(la définition est dans le titre même). Il est utilisé
par la plupart des instituts de petit crédit et de leasing.
L'emprunteur connaît d'avance la somme qu'il aura à
payer d'années en années. En d'autres termes, c'est
comme s'il s'agissait d'un capital C que l'on doit solder
en faisant à chaque période un retrait constant A
: ce qui consiste à déterminer la valeur actuelle
d'un rente postnumerando tel que :
(174)
Les relations suivantes permettent
alors d'établir n'importe quel élément du tableau
d'amortissement :
(175)
et puisque ,
alors :
(176)
dès lors, lorsque
,
nous avons conformément à ce que nous attendons .
Et donc l'amortissement est
de :
(177)
L'amortissement cumulé
est un peu moins évident à trouver avec le bon sens,
prenons pour démonstration un amortissement A avec
taux t% sur n périodes. Nous avons par définition
:
(178)
avec k=2 et n=3
:
(179)
d'où :

(180)
Ainsi, nous avons :
(181)
et aussi :
(182)
Exemple:
Un emprunt de 1'000.- à 10% l'an est remboursé par
annuité constante en 4 ans. Établir le tableau d'amortissement
et déterminer le coût du crédit. Le tableau
d'amortissement correspondant sera :
| Période |
Etat
de la dette |
Amort. |
Amort.
Cumulé |
Intérêt |
Annuité |
| k |

|

|

|

|

|
| 1 |
1'000 |
215 |
215 |
100 |
315 |
| 2 |
785 |
237 |
452 |
78 |
315 |
| 3 |
548 |
261 |
713 |
55 |
315 |
| 4 |
287 |
287 |
1'000 |
29 |
315 |
Tableau: 7
- Emprunt avec annuité constante
Le coût du crédit
représente la somme des intérêts soit 262.-.
Ce résultat pourrait s'obtenir par : .
|